Info ¬ Ma recherche


Dans un contexte où l’être humain est soumis à un cadre,
un rythme de vie frénétique, des modes, des tendances, une normalisation.
Dans un contexte où nous devrions aimer et être le beau, le propre,
le civilisé, je revendique le droit à la liberté d’exprimer la nature sauvage profonde,
l’aider à lui rendre toute son envergure.
Ce terme en références aux ouvrages de Clarissa Pinkola Éstès.

Dans cette même perspective de restauration de la psyché instinctive naturelle je peins des portraits, des corps, des humains, des femmes (pour l’instant).
Je ne prétends pas délivrer ou montrer de «l’original»,
Je ne cherche pas la ressemblance, je cherche l’émotion brute, montrer au plus profond de l’être, l’expression de son animalité.
Le cri de la vie.
Je veux faire vivre, transmettre une intensité vraie d’un modèle qui se livre devant moi.
Toucher la vulnérabilité dans la force. Exprimer l’impalpable.
Juste retransmettre cette expérience humaine, la vie en entier, sans trier, exprimant tout le beau et le laid, le bon et le mauvais comme un contraste permanent et indissociable.
Dans une quête perpétuellement insatisfaite de la technique la plus vivante.

J’ai toujours dessiné — le crayon, l’encre.
Mes études de Typographisme à l’école Estienne à Paris m’ont appris la recherche endurante du geste parfait en calligraphie, le sens de la compostion.
Plus tard j’ai adopté le fusain. En parallèle j’apprenais la gravure sur métal au burin.
À mon sens, la vie, sa vibration n’est pas dans la précision. C’est donc énervée par ma minutie spontanée que j’ai eu la nécessité de peindre par dessus mon dessin. L’acrylique, la gouache, mes recettes d’ingrédients au séchage rapide correspondent à ma pratique rapide de dessiner au pinceau des superpositions de nuances colorées qui se font vibrer au travers des traces brutes des poils de pinceaux usés.

Contrastes retrouvés aussi dans le côté hétéroclite des peintres qui me fascinent.
Les regards de Khnopff, le mystère des situations de Gutave Moreau, de Delville ; la fluidité anguleuse de la calligraphie, la matière noire finement épaisse de l’impression des gravures, la matière brute d’Egon Schiele, la puissante énergie de Fabienne Verdier, la lumière agitée de William Turner, le clair-obscur du Caravage, la douceur des ombres de Leonard de Vinci, et la magie des couleurs d’Odilon Redon.